Microsoft a récemment interdit à ses employés l’utilisation de l’application d’intelligence artificielle développée par la startup chinoise DeepSeek. Cette décision a été annoncée par Brad Smith, président de Microsoft, lors d’une audition au Sénat américain axée sur la concurrence en matière d’IA entre les États-Unis et la Chine. Smith a exprimé des préoccupations concernant la sécurité des données et le risque potentiel d’exposition à la propagande chinoise. Il a souligné que l’utilisation de DeepSeek pourrait entraîner la transmission de données des utilisateurs vers la Chine et la génération de contenus alignés sur la propagande d’État. En conséquence, Microsoft a également décidé de ne pas proposer l’application DeepSeek dans son magasin d’applications. (reuters.com)
DeepSeek, fondée en juillet 2023 par Liang Wenfeng à Hangzhou, Zhejiang, est une entreprise chinoise spécialisée dans le développement de modèles de langage de grande envergure. Son modèle phare, DeepSeek-R1, a été lancé en janvier 2025 et a rapidement gagné en popularité, surpassant ChatGPT en tant qu’application gratuite la plus téléchargée sur l’App Store iOS aux États-Unis. Ce modèle est reconnu pour sa capacité de raisonnement avancée dans des tâches complexes telles que les mathématiques et la programmation. De plus, DeepSeek a réussi à développer ce modèle avec un budget d’environ 6 millions de dollars, soit une fraction des coûts associés à des modèles concurrents comme GPT-4 d’OpenAI. (en.wikipedia.org)
Cependant, la montée en puissance de DeepSeek a suscité des inquiétudes dans plusieurs pays. Outre Microsoft, des entités gouvernementales ont également pris des mesures pour restreindre l’utilisation de DeepSeek. Par exemple, le gouverneur de Virginie, Glenn Youngkin, a émis un décret interdisant l’utilisation de DeepSeek sur les appareils et réseaux gérés par l’État, invoquant des menaces potentielles pour la sécurité et la sûreté des citoyens de la Virginie. (governor.virginia.gov)
Les préoccupations principales concernent la sécurité des données et la possibilité que les informations des utilisateurs soient transmises aux autorités chinoises. De plus, le modèle de DeepSeek, étant open-source, permet à quiconque de télécharger et de modifier l’application, ce qui soulève des questions sur la vulnérabilité aux cyberattaques et à la diffusion de contenus nuisibles. (csis.org)
Pour approfondir la compréhension des implications de DeepSeek, Valentin Weber, chercheur en cybersécurité et gouvernance de l’information, a publié un article intitulé "Why DeepSeek Is So Dangerous" dans le Journal of Democracy. Dans cet article, Weber explore comment les avancées de DeepSeek pourraient renforcer les capacités de surveillance et de répression de l’État chinois, tout en posant des défis significatifs pour la sécurité mondiale. (journalofdemocracy.org)
Microsoft interdit l’utilisation de DeepSeek par ses employés:
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